GEPS : Une nouvelle approche pour réduire les sinistres liés au retrait-gonflement des argiles (RGA)
- il y a 2 jours
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 17 heures
Utiliser les mécanismes naturels du sol pour stabiliser les terrains sensibles au RGA
Si vous avez déjà observé des fissures apparaître dans un mur de sous-sol, des portes qui se ferment mal du jour au lendemain ou une allée qui se soulève sans raison apparente, vous avez peut-être été confronté à l’un des problèmes les plus coûteux et les moins médiatisés dans le domaine de la construction : le retrait-gonflement des argiles (RGA).
C’est un phénomène qui cause chaque année des milliards d’euros de dommages aux habitations, aux bâtiments commerciaux et aux infrastructures. Et pendant trop longtemps, l’industrie de la construction a tenté de le combattre avec des solutions qui ne s’attaquent pas réellement à sa cause.
Aujourd’hui, cela commence à changer.

Qu’est-ce que le retrait-gonflement des argiles et pourquoi provoque-t-il tant de sinistres ?
Les sols argileux sensibles au RGA sont présents dans de vastes régions du monde. Contrairement aux sols stables, les argiles gonflent lorsqu’elles absorbent de l’eau et se rétractent lorsqu’elles se dessèchent. Ce cycle permanent d’expansion et de contraction provoque des déplacements verticaux du sol. Lorsqu’ils se produisent de manière non uniforme sous un bâtiment, les conséquences peuvent être importantes.
Les pressions de gonflement peuvent dépasser 48 tonnes/m² (psf). Les fondations se fissurent. Les dalles se déforment. Les murs se désalignent. Les réseaux enterrés se
rompent.
Les réparations liées au RGA sont particulièrement coûteuses, sans compter les problèmes de garantie, les risques juridiques et l’impact sur la réputation des constructeurs et promoteurs.
La cause principale n’est pas seulement la présence d’argile, mais surtout la variabilité de
l’humidité du sol. Lorsque des zones humides et sèches se développent de manière inégale
sous et autour d’un bâtiment, certaines parties du sol gonflent tandis que d’autres se rétractent, provoquant des mouvements différentiels qui endommagent les structures.

Pourquoi les solutions habituelles échouent à prévenir les sinistres du retrait-gonflement des argiles.
Depuis des décennies, l’industrie de la construction tente de résoudre ce problème et prévenir les sinistres liés au retrait-gonflement des argiles. Pourtant, la plupart des solutions présentent une faiblesse fondamentale : elles contournent les effets du RGA au lieu de traiter sa cause réelle.
Fondations profondes
Les fondations profondes (pieux ou micropieux) transfèrent les charges vers des couches de sol plus stables situées sous la zone active. Mais les sols proches de la surface continuent à se déplacer.
Décaissement et remplacement des sols
Le décaissement et remplacement des sols consiste à retirer les argiles problématiques et à les remplacer par un remblai technique. Cette solution est coûteuse et perturbatrice, et l’humidité peut migrer à nouveau vers les argiles résiduelles.
Stabilisation chimique par chaux ou ciment
La stabilisation chimique par chaux ou ciment modifie les propriétés du sol afin de réduire son potentiel de gonflement. Mais elle ne régule pas les fluctuations d’humidité qui provoquent les mouvements différentiels.
Le renforcement structurel
Le renforcement structurel, par exemple avec des dalles post-contraintes, permet aux structures de mieux résister aux mouvements du sol mais ne réduit pas ces mouvements.

GEPS : traiter la cause plutôt que les symptômes
GEPS (Groundwater Energy Passive System) adopte une approche différente. Plutôt que de résister au retrait-gonflement des argiles, GEPS vise à stabiliser les conditions hydriques du sol qui en sont à l’origine. et ainsi prévenir définitivement les sinistres.
Les unités GEPS sont installées verticalement dans le sol par forage avec déplacement du terrain, créant un réseau de macropores et d’ailettes flexibles dans la masse du sol. Le système fonctionne de manière entièrement passive : aucune pompe, aucune alimentation électrique et aucune pièce mécanique. GEPS utilise les cycles naturels d’humidité pour favoriser la redistribution tridimensionnelle de l’eau dans le sol.
Le résultat est une homogénéisation progressive de l’humidité sous l’emprise du bâtiment. Les variations extrêmes d’humidité responsables du du retrait et du gonflement des sols argileux sont enfin endiguées.
Ce que cela signifie pour les propriétaires, les constructeurs et les promoteurs
Pour les propriétaires, GEPS offre une tranquillité d’esprit durable concernant la stabilité du sol sous leur maison, et les sinistres et mauvaises surprises qui vont avec. Le système peut être installé avant la construction afin d’améliorer les conditions géotechniques d’un site, ou après construction pour stabiliser le sol autour de bâtiments existants.
Pour les constructeurs et promoteurs, GEPS peut réduire les coûts liés aux sinistres RGA, diminuer les litiges et améliorer la réputation des projets réalisés sur des terrains argileux. Le système protège également les dalles, les voiries, les aménagements extérieurs et les réseaux enterrés situés dans la même zone active que celle stabilisée par GEPS.

Une approche plus intelligente pour construire sur des sols difficiles
GEPS fonctionne avec les mécanismes naturels de la physique des sols. Les forces capillaires et les cycles naturels d’humidification et de dessiccation contribuent au fonctionnement du système. Au lieu de tenter d’éliminer totalement les mouvements du sol, GEPS cherche à stabiliser l’équilibre hydrique afin de réduire les mouvements différentiels et les dommages associés.
Pendant des décennies, la réponse aux sols argileux expansifs a consisté à construire plus lourd et plus profond. Cela n'est pas nécessaire. GEPS prouve q'avec une approche différente on peut tout à fait arriver au même résultat, voire à un meilleur résultat : stabiliser le sol lui-même au lieu de le combattre.




Commentaires